A lire


Un nouveau chapitre :

Faite nous parvenir vos textes et publications, nous nous ferons un plaisir de les apporter à la connaissance de nos lecteurs.



La Fin du Courage

A-t-on oublié ce qu’est le courage ? Sommes nous installés dans la soumission ?

Cynthia Fleury

Avec La Fin du courage, son dernier ouvrage, la jeune philosophe dénonce les faux « parler-vrai » des hommes politiques et le renoncement généralisé. Mais tout n’est pas perdu. Entretien (extraits) A part les super héros des jeux vidéos ou des productions hollywoodiennes qui, aujourd’hui se montre valeureux ? Dans La fin du courage, (1) essai qui vient de paraître, la philosophe Cynthia Fleury déplore que le courage ne fasse plus vibrer les individus. Or, cette exigence, affirme l’intellectuelle de 35 ans, professeur à l’Américan University of Paris, pourrait fonder une nouvelle éthique morale qui remettrait en selle aussi bien l’homme contemporain perdu dans es élucubrations existentielles que la société.



Favoritisme et corruption à la française

Petits arrangements avec la probité


Pierre Lascoumes

Les " affaires " se succèdent, devenant parfois des scandales, laminant toujours un peu plus la défiance des citoyens à l'égard de leurs élus et des institutions politiques. Quand 65% des Français considèrent les hommes politiques comme " plutôt corrompus ", on pourrait penser que la cote d'alerte est atteinte.

Paradoxe de la démocratie française, ce n'est pas le cas. On s'indigne des " affaires ", on considère que la probité des gouvernants est l'un des fondements de la démocratie mais beaucoup de dirigeants se jouent des règles et les orientent à leur profit et, finalement, souvent complaisants avec le favoritisme et autres formes d'arrangement, les citoyens les sanctionnent peu.

Ont contribué à cet ouvrage : Bruno Cautrès - Flora Chanvril - Jean Chiche - Viviane Le Hay - Nonna Mayer - Oscar Mazzoleni - Guy Michelat - Janine Mossuz-Lavau - Anne Mixel - Pascal Perrineau - Mariette Sineau - Odette Tomescu-Hatto.


La civilisation de l'empathie

Jeremy Rifkin

" Nous abordons une nouvelle étape dans notre façon d'appréhender le monde. Nous devons accepter et accompagner ce changement si nous voulons survivre en tant qu'espèce… "

Auteur à succès et conseiller politique, visionnaire en matière de pensée sociale et éthique, Jeremy Rifkin enquête sur la notion d'empathie : comment ce mécanisme a évolué, comment il a modelé notre développement et notre société - et comment il est amené à jouer un rôle toujours plus important dans notre futur proche.


L'Argent de l'Etat

René Dosière

Le livre L'argent de l'État, un député mène l'enquête, c'est le résultat de cinq années d'investigation sur les dépenses de nos dirigeants. Le député apparenté socialiste René Dosière, a posé des questions aux ministères, attendu patiemment les réponses, fait avec ce que l'on voulait bien lui donner, recoupé, bref effectué un vrai travail d'enquêteur.


"80 propositions qui ne coûtent pas 80 milliards"

Patrick Weil

Aujourd'hui, dans toutes les bonnes librairies, vous pourrez vous procurer un livre collectif dirigé par Patrick Weil, "80 propositions qui ne coûtent pas 80 milliards" (Grasset, 336 p. 20 €). Un cinquantaine de personnes (économistes, sociologues, historiens, juristes, journalistes: oui, il y a du Quatremer dedans) ont participé à cet ouvrage, fruit du travai du Club du 6 mai créé en 2009. Libération y a consacré sa "une" hier...



Chronique du Jardin de Dieu

Georges Valdeyron

La génétique des populations et le darwinisme ont-ils un rôle à jouer, en particulier, en syviculture ?

Il y a cent ans, Georges Fabre, Conservateur des Eaux et Forêts à Nîmes et Charles Flahault, professeur à la Faculté des Sciences de l’Université de Montpellier -- mais horticulteur de vocation -- décidèrent de planter ensemble un « jardin alpin » à proximité immédiate du Mont Aigoual.


Vient de paraître

Protestantisme et enseignement en milieu cévenol
L’institution OLIVIER de Ganges
1842-1866


Francoise Mazel Degans
Annie Mazel Gouron

Ces pages visent à décrire la naissance et le développement d'une institution originale d'enseignement secondaire : originale d'abord car, protestante et marquée par le Réveil méthodiste du XIXè siècle, elle a formé nombre de pasteurs et de théologiens. Originale ensuite par le niveau élevé requis des élèves en matière, d'humanités : à quatorze ans, i l s étaient capables d’argumenter sur le texte des poètes
latins et grecs. Originale enfin par la place accordée à la formation scientifique : deux membres de l'Académie des Sciences en sont issus.

Tout ceci explique que l'institution Olivier ait connu un succès certain, allant bien au-delà de la petite ville cévenole qui en fut le berceau.
Descendantes directes de Jacques Etienne Olivier, les auteurs ont reconstitué l’histoire qu’il a fondée, en croisant des informations
d’archives avec des souvenirs de famille ; l’une est professeur honoraire d’histoire, l’autre docteur en droit.

11 euros 90 Pages ISBN : 978-2-296-09289-1

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Réflexions sur l'évolution des mentalités et le comportement de l'autorité centrale


Prenons l'exemple de la Cour de justice de Valleraugue donné par Henri Cazalet dans son livre sur l'histoire de Valleraugue :
" Valleraugue avait une Cour de Justice depuis le XIIIème siècle, où les barons de Roquefeuil, puis les comtes d'Armagnac, faisaient rendre la justice ; puis, lorsque Henri IV l'eut réunie à la couronne de France, elle fut rendue par des Officiers royaux.
Cette cour était composée d'un juge, un procureur et un greffier. Elle était rattachée au siège présidial de Nîmes. En 1635, Louis XIII rendit à Chantilly un édit rattachant la Viguerie du Vigan à un siège Présidial et Sénéchal qu'il venait de créer à Rodez. Grand émoi dans toute la Viguerie : à Valleraugue, le 9 janvier 1636, sous la présidence de Jacques Liron, juge, les Consuls, Conseillers politiques et les Notables protestent :

" Ils font très humbles remontrances et supplications au Roy le priant de considérer que Rodez est distant de vingt grandes lieues, que les habitants n'y ont aucune communication ni commerce ; que pendant six mois, les montagnes de l'Espérou, l'Aigoual, Laclou et le Levejou, par les quelles il faut nécessairement passer, se couvrent totalement de neige et de verglas et qu'il ne se passe pas d'année qu'il y meure des personnes à cause du mauvais temps , alors qu'au contraire, Nîmes n'est distant que de dix à douze lieues, en beau plat pays, que les communications y sont faciles à cause du Commerce et du trafic si fréquent ".

Ces protestations aboutirent ; le Roi maintint la viguerie du Vigan au Siège de Nîmes. Plus tard, en 1700, un édit supprima la Cour Ordinaire de Valleraugue mais, sur de nouvelles protestations du 28 mars 1700, la Cour est maintenue avec le Juge-résident ".

Si l'on ajoute à ces exemples, la révolte des Cévenols protestants qui refusaient l'uniformisation religieuse imposée par le Roi, nous ne pouvons qu'être admiratifs devant cet esprit de résistance. Mais aujourd'hui, la culture du " non " a bien disparu. Ainsi à Valleraugue, la perception a-t-elle été déplacée et la fermeture de la Poste nous pend au nez. Plus bas, dans les plaines, les petites villes ont perdu leur tribunal et parfois leur maternité. Pourtant personne n'a protesté ou s'il y a eu " protestation ", les pouvoirs public ont fait la sourde oreille.

Question : peut-on dire que dans le passé, la Monarchie dite " absolue " ait pu dans certains cas, se montrer plus attentive aux revendications de ses sujets que ne le fait aujourd'hui notre République à l'égard de ses citoyens ?

Valleraugue, d'Henri Cazalet - Éditions Atelier Henri Péladan, Uzès, 1950.


Association de Défense des Habitants Contribuables de l’Aigoual,
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